“#INJUSTICE” c’est ce que postait fièrement notre ancienne première dame de France sur Instagram, le lendemain même de l’annonce de la condamnation d’un an de prison ferme pour de Nicolas Sarkozy dans “l’affaire des écoutes”.

Un autre monde car toucher du doigt les plus hauts postes du service public puis être mêlé à douze affaires n’est pas du quotidien de monsieur tout le monde, du moins quand on ne s’appelle pas Cahuzac, Balkany, Urvoas…

Curieusement, ces péripéties juridiques menaçant les élites déchaînent les passions, tiennent en haleine les français et mobilisent les médias, plus qu’à l’accoutumée… en tous cas plus que pour les autres affaires juridiques.

Une question me vient à l’esprit : après tout, pourquoi sommes nous si heureux quand la bonne nouvelle d’une condamnation d’un élite ou un ancien élite nous réjouit autant ?

Ne nous mentons pas : je n’ai, tout comme vous, pas les compétences juridiques pour faire une critique pertinente d’une quelconque affaire, et donc de déterminer si oui ou non la condamnation est juste. Peu importe le déni de justice, ou la mise en garde d’une possible injustice que ces élites s’efforcent de prononcer au micro de grandes chaînes nationales, la pulsion de les voir ramasser le savon au fond de la cellule est plus forte. Les très longues années passées sous leur gouvernance à essuyer des leçons de morale pour masquer leur incompétence à gouverner finissent toujours par avoir raison du citoyen français honnête qui travaille, au final, le désir de revers de médaille, même injustifié ne fait que grandir au fur et a mesure que le temps passe…

“Vous en avez assez hein, vous en avez assez de cette bande de racailles ? Et bien on va vous en débarrasser” tels étaient les mots de Nicolas Sarkozy lors d’une de ses rares apparition à Argenteuil un soir de 2005, et pour avoir usé de grands mots pour peu d’actes concrets face à l’insécurité en France, on espère tous qu’il partagera le quotidien de ces mêmes “racailles” sans sa garde rapprochée pour s’interposer en cas d’incivilité, évidemment…

À propos de l’auteur

supporter marseillais, dessinateur satirique.

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