Les violences sur mineurs, agissez !

 

Introduction :

Nous sommes en 2021, et pourtant, chaque jour, des enfants et adolescents se font frapper, harceler, sont privés de soins ou de nourriture par leurs proches, leurs parents ou leurs tuteurs. Aujourd’hui, j’agis, en écrivant un article qui, je l’espère, aidera certains jeunes à passer cette horrible étape. Pour cela je vais prendre en source les sites du 119 (le numéro national d’urgence pour les violences sur les mineurs) et service-public.fr (branche gouvernementale utile pour ce genre d’urgences).


Vous en êtes victime ? :


Hey, je vais être un peu plus souple ici pour discuter avec toi, surtout si tu es concerné(e) par cet articlePour commencer, si tu es victime de violences par tes parents, ce n’est pas normal, tu n’es en aucun cas responsable de ces violences, et tu ne dois pas en porter la responsabilité. En France, il existe des lois pour te protéger, alors laisse-moi t’aider avec ces maigres actions :

Tu n’es pas seul(e). Jamais. Si tu penses que tu es seul(e) et que personne ne peut t’aider, tu te trompes, les adultes peuvent t’aider, tes ami(e)s aussi, alors parles-en autour de toi, avec des gens en qui tu as une absolue confiance. Si tu as trop peur, tu peux en parler avec l’infirmier(ère) de ton établissement scolaire, ou même à un(e) professeur(e), en lui expliquant clairement ta situation, parler de tes soucis peut te faire du bien, et celles et ceux à qui tu en parles peuvent te conseiller, ou t’apporter des solutions. Si tu as trop peur qu’ils/elles appellent tes parents pour leur dire, ne t’en fais pas, tu peux toujours appeler un numéro, que je te conseille vivement d’apprendre par cœur si tu es victime de violences : le 119, c’est un numéro d’urgence, avec des gens qui sont spécialisés pour t’aider. Le numéro est gratuit et n’apparaît pas sur la facture de téléphone, donc ne t’en fais pas, dans le doute tu peux toujours demander le téléphone à un/une ami(e). Tu n’es malheureusement pas le/la seul(e) mineur(e) dans cette situation, et tu risques d’attendre un peu le temps que quelqu’un te réponde, donc ne fais pas ça quand tu es dans l’urgence absolue. Si tu l’es, appelle directement la police (le 17) et enfuis-toi si tu peux, les adultes sont obligés par la loi française de t’héberger si tu es en danger direct en attendant les secours. Si tu as besoin de plus d’info, je te met le lien du site du 119 ici, il y a une vidéo explicative, plus complète que mon article :https://www.allo119.gouv.fr/

 


Vous en êtes témoins ? :

Bon, si vous êtes témoin, vous pouvez agir, et vous le devez. Comme dit plus haut, le 119 est la solution par défaut, même si vous êtes adulte vous devez les appeler en expliquant clairement la situation.

Pour rappel :

L’enfant est considéré(e) en danger si certains aspects de sa vie sont gravement compromis ou risquent de l’être :

  • Santé ou développement physique
  • Sécurité
  • Moralité
  • Éducation ou développement intellectuel
  • Développement affectif ou social

Toute personne témoin ou soupçonnant un ou une enfant en danger ou risquant de l’être doit signaler les faits.

Vous pouvez également héberger l’enfant s’il/elle est en danger, cela n’entre pas dans le cadre du détournement de mineur, comme il s’agit de la sécurité de l’enfant. Si l’enfant vous parle de ses problèmes, ne faites pas l’idiot et n’appelez pas ses parents pour demander s’il/elle ment ou pas, cela peut le/la mettre en danger; même si l’enfant pourrait mentir, la situation est bien trop grave pour prévenir ses parents, appelez les services sociaux ou la gendarmerie qui se chargeront de mettre l’enfant en sécurité et enquêter sur l’affaire. Quoi qu’il arrive, agissez pour l’enfant, même s’il/elle vous dit ensuite qu’il/elle ne veut pas qu’il y ait de représailles et qu’il/elle a peur; et justement, on en parle :


« J’ai peur de représailles… N’appelle pas les services sociaux, ni la police… Je t’en supplie » :

Si le/la jeune vous dit cela après vous avoir raconté ses problèmes, c’est dur, mais agissez tout de même, rassurer l’enfant en lui expliquant la situation, faites-lui comprendre que la situation n’est pas normale et qu’il faut agir, quitte à l’empêcher de repartir chez lui. 

Si l’enfant est quotidiennement frappé(e)/ maltraité(e), il est normal qu’il/elle soit effrayé(e) par ses agresseurs, appelez les secours immédiatement si vous juger que la situation le/la met en danger immédiat (menaces, marques de coups, blessures, dépression). Quoi qu’il en coûte, ne le/la laissez pas partir, et mettez-le/la en sécurité le temps de l’arrivée des secours.

 

Message personnel :

Bon, je déteste afficher ma vie en public, surtout quand je parle de problèmes. La rédaction de cet article n’est pas anodine, ma copine étant victime de privation de soins et de violences de la part de sa mère depuis presque cinq ans. Au début, c’était des insultes, des gifles, puis c’est devenu de pire en pire. Elle me l’avait caché, je l’ai découvert à mes dépens quand je l’ai retrouvée un matin couverte de marques et de bleus; elle m’a dit que ça allait, qu’il n’y avait pas besoin d’appeler les services sociaux, que si je le faisais, la situation serait pire. Je l’ai écoutée. C’est devenu pire, quasiment quotidien, combien de fois j’ai dû la soigner au lycée, combien de fois je me suis mordue la lèvre de regret en la voyant en pleurs, blessée, et combien de fois elle m’a dit que tout allait bien, me persuadant que ça deviendrait pire si j’appelais la gendarmerie… J’ai trop attendu, j’en ai fait des crises d’angoisse, je ne peux plus passer de vacances tranquille, en me disant que tout va bien, je n’arrive presque plus à dormir, imaginant le pire. Alors je l’ai forcée, il y a quelques semaines, à appeler le 119, mais trop tard, elle a 17 ans, son anniversaire est dans moins d’un mois. J’ai trop attendu, je suis rongée par les regrets, alors ne faites pas comme moi, qu’importe ce que la victime vous dit, agissez, pour son bien, car il n’y a rien de pire que l’inaction.

Auteur

À propos de l’auteur

L de LGBT, mais pas représentée.
Neutre au travail, politique en privé.
Libre de donner mon avis, et libre d'écouter le votre.

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