Avant de rentrer en détail dans le cheminement de pensée que j’ai suivi pour en arriver là, il est bon que nous parlions le même langage. Dans un premier temps nous allons développer une nouvelle lecture et une façon d’utiliser nos outils quotidiens. Ce que je vais développer dans les chapitres suivants découlera de cette lecture. Il faudra toujours garder en tête qu’il y a une échelle de grandeur dont on doit se souvenir lorsque l’on parle d’un graphique de données mathématiques représentées sous forme visuelle. Il s’agit souvent de « montrer » un phénomène macrosystémique et il faut ainsi conserver une certaine distance quant à leur interprétation. Ou d’être bien certain d’avoir tout compris. Néanmoins, les études les plus sérieuses sont disponibles, le travail de vulgarisation est en passe de prendre une nouvelle tournure. Ainsi, pour ne pas s’y perdre, il est bon de rappeler quelques fondamentaux. Lorsque l’on vous présente des cartes ou des graphiques, il est toujours bon de se souvenir qu’un code couleur est très souvent arbitraire. Nous y avons collé des éléments inconscients collectivement. Le bleu, c’est froid; le rouge, c’est chaud, dangereux; le vert, c’est la forêt; or, un bon bilan carbone, cela nous concerne tous et peut influencer (grandement) notre jugement lorsque nous regardons des comptes rendus visuels. Ainsi vous pouvez vous repérer à l’échelle très souvent dans le graphique en lui-même.

https://who.maps.arcgis.com/apps/webappviewer/index.html?id=8bdbf74fb9ab491798de1f5dd797040a

Qu’est-ce que la pollution aux particules fines ? Qu’est-ce qu’un ug ? Et qu’est-ce qu’un m3 ? Cela peut ne pas paraître évident alors: 1 ug c’est 1 microgramme. (0.000001 gramme) par mètre cube. Ici sur l’échelle, on se rend donc compte qu’il y a à certains endroits + de 70 microgrammes de particules fines par mètre cube. On peut alors se poser légitimement la question: quels sont donc les effets sur le corps humain d’être exposé à une telle dose de particules fines ? On peut aussi se poser la question, de l’impact sur les sols, la faune et la flore mais ne nous égarons pas pour le moment.

Source : https://www.planetesante.ch/magazine/autour-de-la-maladie/asthme/particules-fines-les-risques-a-court-et-long-terme – :~:text=les%20effets%20%c3%a0%20court%20et,une%20hypers%c3%a9cr%c3%a9tion%20bronchique.

Une fois que vous êtes renseigné et que vous vous êtes fait une idée un peu plus précise du sujet et des risques, vous pouvez alors évaluer plus justement le graphique. Si vous trouvez des aberrations à certains endroits, n’hésitez pas à vous poser des questions. À poser des questions à celui qui vous a fourni les documents pour tenter de vous convaincre. Alors, s’il le peut, surement prendra-t-il le temps de vous expliquer comment il s’y est pris pour en arriver à une telle conclusion. Vous avez toujours le droit de ne pas être d’accord, seulement à votre tour il faudra prendre le temps d’expliquer votre raisonnement afin que tout le monde puisse se faire un avis aussi honnête que possible vis-à-vis de la réalité. Nous avons des outils sans parti pris capables de nous fournir quantité d’informations. Prenons le temps de discuter pour savoir ni nous ne nous fourvoyons pas sur le monde. Prenons le temps de réinterroger nos croyances. Et reprenons le plaisir de faire des petites découvertes. Je suis au regret de dire que l’heure des grands génies qui vont révolutionner le monde est révolue. Et quand bien même, s’il devait s’en présenter un à nous, attendons-nous un messie biblique ? Qu’il résolve tous les problèmes passés, présents et à venir ? Soyons sérieux. Il est temps de nous reprendre en main, et de travailler ensemble afin d’évaluer les enjeux avec parcimonie et clairvoyance. Prenons un autre exemple. Ici nous avons quelque chose

qui ressemble à une carte du monde mais avec une représentation tout à fait différente. Une échelle tout à fait différente également évoluant jusqu’à 999. Alors de quoi s’agit-il maintenant ? Écrit en haut à gauche , nous trouvons «Surface Nitrogen Oxides [ppbv] », allons chercher les informations. Même pour moi qui ne m’y connais pas trop en anglais, la plupart des mots sont transparents donc on arrive à s’y retrouver avec un niveau en anglais moyen. Après traduction, grâce au terme (NOx), il s’agit donc d’oxyde d’azote. Nous pouvons faire maintenant des recherches en français pour que ce soit moins sujet à interprétation de notre part. J’ai donc lu cet article. J’ai retrouvé ce que je cherchais dedans et je vais ainsi pouvoir évaluer le graphique. 10-9/m0.0000000001 par mètre cube.

http://lodel.irevues.inist.fr/pollution-atmospherique/index.php?id=4804

Les virus sont cent fois plus gros. 😊 La prochaine représentation va vous montrer cette fois une représentation des eaux marines. La représentation est tout à fait différente et la manière dont nous appréhendons ce nouveau graphique doit accorder le temps nécessaire au cerveau pour « digérer » l’information. N’hésitez pas à prendre votre temps, regarder les contours, l’échelle, faites vous une idée globale de votre graphique avant de lire des suppositions extérieures.

Pour les plus curieux, j’ai surligné dans ces « situations » ce qui représente notre échelle « logarithmique » afin de comprendre le graphique. Nous n’avons pas besoin de connaître de « formule précise », nous pouvons nous contenter de comprendre ce que représente un graphique logarithmique.

La gamme étendue de valeurs allant de 1 à 108 (1000000000)

Qui espace les valeurs faibles : de 1 à 102 (100)

Ici le graphique se veut être un reflet « fidèle » d’une perception « subjective ». Nous avons vu ci-dessus avec les codes couleurs, le format de l’échelle et les données traitées pour visualiser qu’à certains endroits du globe, il y a un nombre très élevé de morceaux de plastique dans les milieux marins. Nous pouvons constater qu’au large des côtes méditerranéennes, il y a une très forte concentration de plastique. Au-delà de vouloir faire la morale, c’est une véritable prise de conscience qui est nécessaire. Il n’est pas difficile à qui le souhaite de se renseigner. Cela peut sembler compliqué et fastidieux de prime abord mais en réalité il vous apprendra à mieux utiliser les ressources à votre disposition. Le sujet de l’écologie n’est pas qu’une question d’émission de gaz à effet de serre. De savoir si nous consommons ou fabriquons trop de pétrole. L’enjeu est plus global. Croire que nous sommes exempts de défaut parce que nous émettons, c’est vrai, peu de carbone comparé à d’autres pays est une forme de déni quand il s’agit de regarder nos vrais manquements. Notre capacité à nous débarrasser de nos propres déchets autrement qu’en les brûlant et/ou en les envoyant dans des pays étrangers est une autre forme de déni. Personne n’a besoin d’être « écolo » pour comprendre que nous puisons trop de ressources dans un système qui s’est emballé. Comme je le disais au début de l’article, nous devons freiner cette machine infernale. Il appartient à chacun d’y mettre un terme, à travers sa propre façon de consommer, dans sa propre façon d’agir, de transmettre une information non biaisée, qui se veut didactive au lieu d’être explicative. On pourra développer davantage si tout cela vous intéresse mais il faut que tout le monde soit au fait avec les bases.

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