Pourquoi l’Islam est incompatible avec la République française en 2020 ? 🇫🇷

On va d’abord se pencher sur les trois mots de la devise de la République française, qui sont ses fondements, et les comparer avec ceux de l’Islam.

I. Les Fondements
1. Liberté : l’autre ou le Très-Haut
2. Égalité : savoir nuancer
3. Fraternité : un concept vague

Nous enchaînerons avec les institutions qui composent la République française et pourquoi elles ne sont pas compatibles avec les lois d’Allah.

II. Les Institutions.
1. Les Lois des fils d’Adam
2. Intrigues pour le Trône

Enfin nous traiterons des enjeux actuels et des problématiques récentes qui confirment que Marianne n’embrassera jamais l’Islam, en tout cas, sous sa forme actuelle avant de conclure sur les questions d’avenir.

III. Les enjeux actuels

1. Mœurs se meurent

2. Blasphème et expression

3. Rejet de l’Islam

IV. Conclusion : Quelle suite ?

I. Les Fondements

Imaginez un voyageur temporel musulman n’ayant jamais eu vent de l’existence de la France et des valeurs de sa république atterrir dans un village du fin fond des Pyrénées.

Nous sommes en février 2021, un jeune villageois aperçoit une silhouette masculine, vêtue d’une robe, ou peut-être est-ce un de ses habits traditionnels arabes; en plus, sa tête est enturbannée. L’homme a l’air déboussolé, et semble sortir tout droit d’un long voyage dans le désert.

Le jeune l’aborde et lui demande si il va bien et si il a besoin d’aide, le voyageur répond dans un loufoque ancien français gallo-roman avec un accent arabe très prononcé. Le villageois, ne parvenant à déchiffrer ses paroles, le conduisit chez quelqu’un susceptible de le comprendre.

Un Irakien revendeur d’automobiles vivait place de la Mairie depuis deux ans, le jeune tapa à sa porte, elle s’ouvrit. Il lui expliqua la situation, en lui pointant du doigt l’étrange voyageur: celui-ci était debout face au fronton de la mairie, « Liberté, Égalité, Fraternité », les sourcils froncés, le visage pétri d’incompréhension. Il marmonnait « libertate aequalitatem fraternitatis ». Quand les deux villageois l’approchèrent, il répéta ces trois mots en les pointant du doigt. L’Irakien entreprit de lui traduire, il le remercia, mais semblait avoir déjà compris l’adage. Il lui dit en arabe « Quels sont ces trois mots ? », l’Irakien répondit : « La devise de ce pays ».

Il enchaîna: « En quelle année sommes-nous ?

– En 2021. »

Le voyageur tourna le visage vers la mairie, puis vers le sol, une larme s’échappa de son orbite: « Par Allah, nous avons échoué à conquérir ce pays. »

1. Liberté : l’autre ou le Très-Haut

« Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune. »

– Article 1er de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 –

L’incompatibilité est déjà remarquable.

Voyons déjà la définition de la liberté selon l’article 4 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 :

« La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l’exercice des droits naturels de chaque homme n’a de bornes que celles qui assurent aux autres membres de la société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la loi. »

Concentrons-nous sur le début « La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui ».

Les libertés des uns sont donc bornées par les libertés des autres.

En Islam, les libertés de chacun sont bornées par les lois d’Allah. Une obligation implique une restriction de liberté. Et il y a toutes sortes d’obligations personnelles qui n’empiètent pas sur les libertés des autres.

En résumé : la liberté en Islam est bornée par les lois d’Allah, la liberté dans la République française est bornée par celles des autres.

2. Égalité : savoir nuancer

En Islam, les humains ne naissent pas égaux en droits, un homme n’a pas les mêmes droits et devoirs qu’une femme, un musulman n’a pas les mêmes droits et devoirs qu’un non-musulman.

L’Islam est plus équitable qu’égalitaire, et cela reste à nuancer.

Prenons exemple de la relation homme-femme : l’Islam accorde des droits différents aux deux sexes mais également des devoirs différents, considérant les deux sexes comme différents biologiquement; l’Islam prône un emboîtement des droits et des devoirs.

La République française de 2020 ne fait pas intervenir la physiologie dans ces droits et devoirs, les femmes et les hommes possèdent les mêmes.

On est déjà sur deux différences profondes et majeures qui frappent en plein cœur la République.

3. Fraternité : un concept vague

Les définitions que j’ai trouvées de ce terme dans la Constitution et les différentes interprétations sont floues et relèvent plus d’une valeur morale que de droits civiques, je ne traiterai donc pas le mot qui conclut la devise.

II. Les Institutions.

1. Les Lois des fils d’Adam.

La justice, la politique, l’exécutif, le législatif et toutes les institutions françaises sont soumises à des lois humaines, aux fluctuations historiques, aux changements de politiques et même aux modes contemporaines.

Les lois islamiques sont divines et immuables, des fatwas peuvent certes être émises mais elles ne peuvent contredire l’Islam et les êtres humains ne peuvent fonder leur raisonnement que sur l’Islam pour émettre une loi.

Mélanger les deux est le cocktail explosif.

2. Intrigues pour le Trône.

Les lois de la République clament leur suprématie à travers la voix de ses élus, l’Islam émane du Seigneur de l’univers donc il va de soi que sa suprématie sur n’importe quelle loi humaine est indiscutable pour un musulman.

La République n’est conciliable avec l’Islam véridique que si elle est à genoux. L’Islam est conciliable avec la République que si il est travesti.

Si vous les voyez cohabiter de façon à peu près viable aujourd’hui, c’est parce que les deux font des concessions.

III. Les Enjeux actuels

1. Mœurs se meurent.

Alcool, musique, athéisme, vulgarité, nudité… Autant de choses qui prennent de plus en plus de place dans une société où le pouvoir clérical a été démis de ses fonctions.

L’Islam interdit chacune d’elles.

On remarque qu’on tente de concilier deux mondes inconciliables : le modernisme et le traditionalisme.

Le traditionalisme de l’Islam, demeurant ferme sur sa voie, voit bifurquer de plus en plus les mœurs françaises dans la modernisation américaine.

Ça donne lieu à des débats hystérisés et deux camps incapables de se comprendre sur l’habillement, la sexualité, le patriarcat, le féminisme et toutes sortes de sujets qui cisaillent le modernisme et le traditionalisme en deux idéologies bien distinctes.

2. Blasphème et expression.

On arrive sur un autre sujet qui renforce la tribalisation de la France; chaque fois que ce sujet ressort, il fragilise la nation et découpe le pays en plusieurs camps : le blasphème.

D’un côté, des musulmans qui réagissent de façon véhémente et légitime à un droit français tout aussi légitime, et de l’autre, des gens qui ne comprennent pas qu’insulter un prophète est pire qu’insulter un parent pour quelqu’un qui croit en sa religion mais qui restent tout de même totalement dans leur droit.

Le droit au blasphème est un problème qui restera irrésolu, c’est indéniable, ce droit ne sera jamais retiré, et les musulmans ne se tairont jamais devant celui-ci. Chaque fois qu’il ressortira, il renforcera cette tribalisation de la nation et continuera à désintégrer une prétendue et imaginaire unité nationale.

3. Rejet de l’Islam.

On arrive sur le facteur de division qui selon ma lecture est le plus important : le facteur civilisationnel.

Au-delà des différences de mœurs, des désaccords sur le contenu des textes sacrés, ou même des institutions, il y a les deux civilisations. Depuis le premier pas posé par un soldat musulman en terre byzantine au VIIè siècle, l’identité occidentale est en guerre avec l’identité musulmane. J’inclus dans identité occidentale l’identité chrétienne qui a fait la majorité de l’histoire française et l’identité post-révolutionnaire et post-loi-de-1905 qui restent elles aussi opposées et pas dans une moindre mesure à l’identité musulmane.

Soyons honnêtes des deux côtés et laissons de côté les hypocrisies générales, les cicatrices de la colonisation sont encore grandes ouvertes et largement tabous, à tort ou à raison. Le peuple français pré-immigration, le peuple de souche (autochtone ou indigène), lui, n’a jamais eu son mot à dire dans ces conquêtes et il est pour la majorité hostile à l’Islam, à tort ou à raison.

Les ghettos mis en place par l’État français et le comportement exécrable de certains jeunes issus de l’immigration de pays musulmans ajoutent leur pierre à l’édifice du délabrement de l’unité entre République française et Islam.

L’Islam et la République française ne peuvent se tenir côte à côte à égalité avec leur dignité préservée à 100%.

Une des deux doit être à genoux devant l’autre, c’est comme ça.

IV. Conclusion : Quelle suite ?

Si je pouvais donner un conseil aux deux belligérants de cette guerre idéologique, je dirais aux républicains français de se redéfinir une identité française à l’heure où sa jeunesse est perdue, c’est la base de tout, et de ne faire de concession à personne, ni à l’américanisation de la France, ni à son islamisation. Je dirais ensuite à mes sœurs et frères en Islam de quitter le pays dès que vous en aurez les moyens, mais en attendant, tant que vos réalités sont ici, de faire da3wa (être prosélyte) aux non-musulmans autour de vous, à travers votre comportement qui se doit d’être digne de la meilleure communauté de l’humanité, de ne pas rougir, d’assumer la totalité absolue des lois d’Allah avec fermeté et de ne pas baisser son pantalon face à quiconque.

Je termine avec cette citation d’Aimé Césaire :

« Une civilisation qui s’avère incapable de résoudre les problèmes que suscite son fonctionnement est une civilisation décadente.»

@JaiTjrsRaison2 sur Twitter.

À propos de l’auteur

Grand remplaçant diplômé - 21 ans - Étudiant - Essayiste - 36,12% - Marié à la meilleure femme du monde.

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