La sortie de l’Union Européenne

Ainsi commence le premier chapitre du programme de République Souveraine :

« Le mouvement République souveraine se fixe pour objectif de redonner à la France la capacité et les moyens de mener les politiques de son choix, le choix du peuple français. Il vise à rendre la République souveraine à l’extérieur – vis-à-vis des traités ou instances transnationales sans légitimité démocratique – et à l’intérieur – vis-à-vis des intérêts particuliers, économiques ou communautaristes. La souveraineté n’est pour nous ni un but en soi ni un fétiche, mais la condition incontournable pour donner vie à un programme social, démocratique, laïque, écologique et républicain.

Si nous voulons rendre à la France son indépendance, ce n’est pas pour recréer, à l’échelle de notre pays, la même chose que ce qui nous est imposé aujourd’hui par l’Union européenne et les traités de libre-échange transnationaux. L’indépendance n’a de valeur ni d’intérêt qu’en ce qu’elle permet de conduire les politiques que ces instances ultralibérales et atlantistes interdisent de mener : des politiques réellement sociales visant à réduire les inégalités, à redonner une vie décente à tous ceux qui travaillent, à endiguer le chômage, à rétablir l’autorité républicaine partout où elle fait défaut. »

République Souveraine prône la sortie de la France de l’Union Européenne et de plusieurs traités européens. Tout d’abord, rappelons que les français ont voté contre la constitution européenne en 2005 mais que deux ans plus tard Nicolas Sarkozy a fait passer en force le traité de Lisbonne, qui était peu ou prou la même chose. Ainsi, République Souveraine propose de dénoncer le traité de Lisbonne. En diplomatie, « dénoncer un traité » signifie qu’on le rompt.

Avec tout un tas de traités de libre-circulation des marchandises et des personnes ainsi que la directive sur les travailleurs détachés, les travailleurs français se retrouvent mis en concurrence avec le reste des travailleurs européens, dont beaucoup ont des standards sociaux moins élevés. La directive des travailleurs détachés date de 1996 et permet à n’importe quel citoyen d’un pays de l’Union Européenne de travailler dans n’importe quel autre pays de l’Union Européenne… mais son droit de la sécurité sociale et ses cotisations sociales sont celles du pays d’origine ! Et ce n’est que depuis 2018 que l’Union Européenne oblige les employeurs à rémunérer leurs salariés de la même manière, ce qui amoindrit le dumping social et l’exploitation de travailleurs immigrés venant de pays de l’UE. République Souveraine propose de suspendre purement et simplement la directive. Concernant le libre-marché, République Souveraine souhaite la suspension de l’application des parties non-tarifaires des traités de libre-échange signés par l’Union européenne.

La Commission Européenne contrôle aussi les budgets nationaux des États-membres. Rappelons par ailleurs que cette Commission n’est même pas élue démocratiquement alors que c’est l’institution européenne la plus importante, mais nous y reviendront après. À côté de ça, nous devons aussi supporter le poids de l’euro, une monnaie qu’on ne peut évaluer ou dévaluer et qui est calquée sur le Mark allemand donc inadaptée à l’économie française ou à d’autres pays que l’Allemagne. Évidemment, République Souveraine souhaite un référendum sur la sortie de la zone euro et militera en faveur de la sortie.

Le parti propose ensuite de donner à la France la possibilité d’emprunter à la Banque de France, ce qui est interdit depuis le traité de Maastrich (et non depuis la loi « Pompidou-Giscard » contrairement à ce que dit la rumeur à la vie dure).

Contrairement à ce qu’imaginent les européistes, le but du frexit est surtout de se débarrasser de l’Union Européenne et de son agenda néolibéral et germanocentré, et non de se couper du reste du monde. La coopération entre les États – européens ou non – existait des milliers d’années avant l’Union Européenne et existera toujours des milliers d’années après. Ainsi, République Souveraine accepte qu’il puisse y avoir une communauté de pays européens mais celle-ci doit se limiter à des pays au développement comparable et respecter la souveraineté de chaque nation. Ils acceptent qu’il puisse y avoir une libre-circulation des hommes et des marchandises entre ces quelques pays au niveau de développement comparables, mais n’acceptent pas qu’on étende cela à des pays plus pauvres dans un but de dumping social. Et tous les accords entre les États doivent se faire via l’initiative de leurs gouvernements respectifs et non d’une instance supranationale.

Et pour les européistes dont l’unique argument est « oui mais Erasmus c’est bien quand même » : ne vous inquiétez pas, on peut faire partie du programme Erasmus sans être dans l’UE, des programmes d’échanges d’étudiants existaient même avant l’UE, et République Souveraine – comme la majorité des eurosceptiques – ne compte pas sortir du programme Erasmus.

Certains demanderont : mais pourquoi ne pas réformer l’Union Européenne ? Hé bien parce que les militants de République Souveraine la considèrent comme irréformable. Au sein de l’Union Européenne, la Commission Européenne a un énorme pouvoir et elle en a d’ailleurs de plus en plus avec le temps. Cette Commission Européenne n’est pas élue démocratiquement, et le Parlement Européen ne peut même pas faire contre-poids car il n’est qu’une chambre d’enregistrement qui ne peut que pinailler sur des détails des textes. Et ça, ce n’est pas moi qui le dis mais… Valéry Giscard d’Estaing, ex-président qui a participé à la création de ce Parlement.

Le peu de pouvoir qu’ont les groupes présents au Parlement Européen, ils ne s’en servent absolument pas pour défendre les intérêts de leurs concitoyens mais celui de lobbies. Le lobbying est légal – bien qu’un minimum réglementé – au Parlement Européen et Bruxelles est la deuxième ville avec le plus de lobbyistes au monde, la première étant Washington. Le quotidien d’un eurodéputé est de rencontrer des lobbyistes représentant des entreprises, des grands groupes ou des syndicats patronaux, et de voter les mesures que son groupe parlementaire lui demande de voter. Ils n’ont d’ailleurs en général pas le temps de prendre connaissance des sujets sur lesquels ils votent, et votent donc aveuglément.

De plus, pour changer un seul traité entre les pays il faut que tous les gouvernements soit d’accord. Si un seul pays décide de bloquer la renégociation d’un traité parce qu’une ligne ne lui plait pas, il peut le faire et ça tombe à l’eau. Et pour peu que cet alignement des planètes où 27 gouvernements aux intérêts nationaux divergents et aux idéologies différentes tombent d’accord, il ne faut pas oublier qu’une renégociation dure parfois des années et que des gouvernements changent en cours de route. Il faut donc espérer que les 27 Etats restent d’accord tout le long sur la moindre ligne de chaque proposition de renégociation. Et sur une période de deux ans après la signature d’une modification de traité, si 20% des Etats changent d’avis ou disent qu’ils ont eu des difficultés à appliquer le nouveau traité, on revient au traité tel qu’il était dans sa version antérieure. Il est donc bien plus facile de revenir en arrière sur une renégociation de traité que de faire une renégociation de traité en elle-même. Autant dire qu’on est pas sortis des ronces et que ça n’arrivera jamais : un traité européen, on l’accepte ou on en sort mais il faut abandonner tout espoir de renégociation.

La France sur la scène internationale

Toujours dans cette critique du libre-échange évoquée plus tôt, République Souveraine veut que le France dénonce les traités de libre-échange comme le CETA, un traité de libre-échange entre le Canada et les pays de l’Union Européenne. Ce traité a par ailleurs été négocié alors que le Canada avait le gouvernement le plus libéral de son histoire, sachant que l’économie de ce pays est déjà pas mal dérégulée. Ainsi avec cet accord les consommateurs européens ont failli se retrouver avec du poulet au chlore et du bœuf aux hormones dans leurs rayons. Finalement malgré cet accord de libre-échange, certaines lois européennes de 1981 interdisant ce genre d’aliments ont empêché l’importation de telles marchandises. Pour une fois, on est bien contents que l’UE soit irréformable. Reste que le traité de libre-échange est toujours là, et il est effectif pour les marchandises qui ne sont pas interdites dans l’Union Européenne.

Concernant la géopolitique République Souveraine se réfère beaucoup à Charles de Gaulle, car ce dirigeant faisait tout pour garantir l’indépendance géopolitique de la France. Dans son programme, le parti propose de « quitter immédiatement le commandement intégré de l’OTAN et organiser la sortie définitive de cette alliance qui a perdu son objet avec la fin de l’URSS » et de « contracter des alliances militaires temporaires en fonction des intérêts et des valeurs de la France, et non des allégeances géopolitiques préétablies ».

République Souveraine exprime aussi son souhait de développer davantage le soft-power français en promouvant l’apprentissage du français partout dans le monde, en combattant les anglicismes et en encourageant la production et l’exportation de produits culturels français.

La République

En tant que parti de gauche, République Souveraine critique le manque de représentativité dans le système politique de la Cinquième République. Ainsi, le parti propose d’instaurer le Référendum d’Initiative Citoyenne proposé par les gilets jaunes mais aussi de prendre en compte le vote blanc, qui obligerait à refaire l’élection avec d’autres candidats si le nombre de votes blancs dépasse un certain seuil.

République Souveraine se penche aussi sur une problématique essentielle de notre siècle : la question des données informatique. Le parti compte inscrire dans la Constitution le droit inaliénable à la vie privée. Pour cela, il veut interdire le stockage des données personnelles hors d’États européens et des données sensibles hors de France. De plus, République Souveraine est favorable à une coopération des Etats Européens dans le secteur numérique : le parti souhaite confier à des acteurs privés aidés par des financements publics le soin de développer des géants numériques capables de concurrencer les géants états-uniens comme Google, Microsoft, Facebook et Twitter.

L’école publique fait aussi partie des priorités du parti.

« Après quarante ans de renoncements, le système scolaire français se trouve aujourd’hui dans une situation préoccupante. Les problèmes de l’école reflètent en partie ceux de la Nation tout entière ; il existe néanmoins une crise qui lui est propre, à laquelle le politique doit répondre. Le temps n’est plus à une énième réforme, mais bien à une reconstruction de l’école de la République sur des bases saines. »

Je vous passe la liste non-exhaustive des principales mesures du parti sur l’école :

  • Refuser de soumettre l’école à la logique de l’intérêt et du marché. L’école n’est pas un service ; son but n’est pas de former les rouages de la machine économique, mais des citoyens libres et responsables.
  • Redonner aux enseignants les moyens matériels d’assurer leurs cours dans de bonnes conditions et les rémunérer à leur juste valeur.
  • Refuser l’idée d’un élève autosuffisant que portent les réformes mises en place depuis des décennies : si celui-ci peut être actif dans l’acquisition du savoir, c’est bien le professeur qui en est le dépositaire.
  • Accepter que l’école a pour tâche d’instruire plutôt que d’éduquer. Cela passe par un retour aux fonctions fondamentales de notre système scolaire : enseigner les savoirs, la culture et la morale républicaine.
  • Redresser l’enseignement de la langue française, base de l’unité de la Nation. Le retour complet à la méthode syllabique pour l’apprentissage de la lecture est primordial, de même qu’une forte hausse des heures de français.
  • Mettre fin aux violences physiques et verbales dans les salles de classe en redonnant aux instituteurs et aux professeurs les moyens réglementaires d’exercer leur autorité.
  • Défendre l’égalité entre les territoires, aujourd’hui attaquée par le libéralisme, l’individualisation des parcours et la mise en concurrence des établissements. Il convient d’affirmer l’unité de l’école de la République : la même partout, pour tous.
  • Revaloriser l’apprentissage et les filières courtes, conformément aux besoins de la Nation et à la diversité des qualités de chacun. Cesser de dévaloriser les filières manuelles et techniques au profit de la filière générale, afin de mettre fin à l’échec scolaire structurel dans l’enseignement supérieur tout en répondant à la pénurie de main d’œuvre dont souffrent certaines professions.

Concernant la petite enfance, le parti veut une augmentation du nombre de places en crèche et une augmentation du budget de la protection maternelle infantile. Puisqu’ils sont favorables à l’égalité hommes-femmes, République Souveraine propose aussi de mettre à égalité le congé maternité et le congé paternité.

L’immigration, les banlieues et les minorités

République Souveraine est pour un contrôle strict de l’immigration avec les mesures suivantes :

  • Fin du régime des travailleurs détachés, comme je l’ai évoqué plus tôt.
  • Un moratoire sur l’immigration économique.
  • Une limitation et contrôle du regroupement familial.
  • Mais, tout de même, un maintien du droit d’asile et de l’accueil des réfugiés politiques.

Concernant les populations issues de l’immigration déjà présentes sur le territoire français, République Souveraine s’est toujours montrée favorable à une politique d’assimilation et opposée à tout communautarisme ou multiculturalisme. Contre cela, le parti souhaite lutter contre toute ségrégation socio-spatiale qui ghettoïse certaines banlieues, et ce dès l’école. Et le parti reste fermement engagé contre le racisme, d’où qu’il vienne. Il compte aussi mettre en place une vaste de politique de transports afin que les zones rurales et périurbaines soient moins isolées géographiquement et socialement.

République Souveraine s’oppose aussi aux associations communautaristes qui prônent le séparatisme racial ou culturel ou l’intégrisme religieux. Par exemple le président du parti Georges Kuzmanovic est très critique envers les thèses « intersectionnelles » et « décoloniales » et a lancé un appel contre la racialisation des questions sociales. Concernant l’intégrisme religieux, République Souveraine s’est aussi exprimée comme étant favorable à la dissolution de Baraka City et du CCIF. On notera au passage que même au sujet du communautarisme, République Souveraine arrive à tacler l’Union Européenne dans la foulée. Et ça, c’est beau.

Benjamin est un militant de République Souveraine qui se penche beaucoup sur les questions liées aux immigrés et leurs descendants, vous pouvez suivre son compte Twitter et son blog Médiapart. Benjamin était passé dans l’émission d’Oscar La France pour parler de ce sujet.

Dans certaines banlieues, il y a des problèmes d’insécurité. Puisqu’il faut lutter contre le phénomène grandissant de zones de non-droit, République Souveraine propose de renforcer les moyens de la police, la gendarmerie, la sécurité civile et des pompiers.

Concernant les droits des personnes homosexuelles, République Souveraine les défend sans aucun compromis tout en critiquant les dérives de la queer theory que des idéologues américanisés tentent d’importer en France.

L’économie et le modèle social

Jusqu’ici nous avons un peu évoqué l’économie en parlant de traités de libre-échange et de dumping social. Vous l’aurez compris, République Souveraine est très critique envers le libéralisme économique et est plutôt pour une régulation de l’économie. République Souveraine se montre comme étant dans la droite ligne du Conseil National de la Résistance à qui on doit une bonne partie du modèle social français.

République Souveraine veut plus de participation des représentants des salariés dans la gouvernance de l’entreprise et souhaite appliquer un écart maximal de rémunération entre le salarié le mieux et le moins bien payé. Le parti veut aussi imposer une majoration générale des salaires de 3 % et surtout une augmentation du SMIC à 1 250 euros net, soit une augmentation de 6 %. Cela sera compensé par une aide publique pour les TPE-PME faiblement rentables ou exposées à la concurrence internationale. Et le salaire des fonctionnaires les moins bien payés sera lui aussi revalorisé. Ensuite, pour République Souveraine il faut étendre les missions de l’inspection du travail et réprimer très sévèrement tout ce qui relève du non-respectd es droits des travailleurs. Et République Souveraine souhaite aussi mettre en place un système de bonus-malus encourageant les employeurs à privilégier les CDI plutôt que les CDD.

République Souveraine propose de ne pas rembourser une partie de la dette, car une partie de celle-ci est considérée comme illégitime. Tout en s’opposant à l’abandon d’entreprises stratégiques comme Alcatel, Alstom ou la métallurgie, le parti souhaite aussi un monopole national sur les biens communs comme les autoroutes, l’eau, le gaz, l’électricité, l’industrie de la défense, l’aérospatial, et la production de médicaments. Plus tôt dans cet article j’ai évoqué la volonté de République Souveraine de doter les pays européens de leurs géants du numérique. Ils souhaitent aussi « créer une filière d’électronique de pointe et de matériels issus des technologies de l’information en Europe, sur le modèle d’Airbus ».

République Souveraine veut mettre en place une politique protectionniste en faisant de Bpifrance – banque de financement d’entreprises privées – un acteur de notre souveraineté en la poussant à soutenir avant tout des PME françaises et des structures d’économie sociale et solidaire. République Souveraine veut aussi réguler les banques en séparant les banques de dépôt et les banques d’affaires.

Il y a une chose pour lequelle République Souveraine veut s’inspirer des Etats-Unis d’Amérique : le Buy American Act qui oblige l’Etat et les entreprises privées travaillant avec lui à acheter des produits états-uniens, ainsi que le Small Business Act qui réserve certains marchés publics aux petites et moyennes entreprises. Le but est de réserver les marchés publics aux entreprises qui produisent en France et 40 % de ces marchés seront reservés aux petites et moyennes entreprises. Le parti veut aussi interdire aux grandes entreprises et à l’État d’appliquer des délais de paiement excessifs aux petites et moyennes entreprises, ce qui est actuellement le premier facteur de faillites en France. La promotion des circuits courts fait aussi partie du programme.

Dans son programme, République Souveraine fait un pied de nez aux libéraux en disant que leur parti cherche à atteindre une « réélle concurrence libre et non faussée », en expliquant que celle promue par les libéraux est en réalité faussée « par le dumping social, fiscal ou environnemental ». Pour République Souveraine, une réélle concurrence non-faussée passe par la lutte contre la concurrence déloyale : protectionnisme, taxe sur les produits étrangers ne respectant pas les normes sociales et environnementales de la France, soutien aux secteurs en difficulté, investissement dans la recherche et l’innovation, etc…

République Souveraine souhaite lancer un plan « zéro SDF » en trois ans, qui passerait en priorité par la création de structures d’accueil. Le programme précise que le parti ne « s’interdit aucun moyen » et précise que cela peut aller, si besoin, vers des mesures plus radicales comme la réquisition de logements restés vides sur une trop longue durée.

République Souveraine considère l’écologie comme une « cause nationale ». Le parti veut interdire la surpêche et la déforestation sur le territoire national et renforcer la défense d’espèces animales et végétales menacées. Concernant l’énergie, la priorité de République Souveraine est de limiter les gaz à effet de serre, qui sont la cause du réchauffement climatique, et défend donc l’industrie du nucléaire. Au niveau des transports, République Souveraine pense que le seul moyen de limiter l’utilisation de la voiture est de développer massivement les transports en commun dans les villes ainsi que le train pour les longs trajets. Ce parti souhaite aussi réaliser un audit détaillé de l’impact des changements sur le territoire national et établir un plan d’action à long terme pour y répondre.

« La santé est de moins en moins vue comme un droit, et de plus en plus comme un service, ce qui crée un système de soins à plusieurs vitesses. Cela est insupportable. Tous les citoyens français doivent avoir accès à tous les soins nécessaires, gratuitement et dans des délais raisonnables. C’est un principe de civilisation. »

République Souveraine promet de mettre fin au système de financement à l’acte (T2A) qui crée une course à la rentabilité, réduit les budgets de beaucoup d’hôpitaux et oblige à prioriser certaines opérations plutôt que d’uatres sur des critères financiers et non médicaux. République Souveraine refuse la fermeture des hôpitaux, cliniques et maternités peu « rentables ». Le parti compte éviter la désertification médicale en supprimant le numérus clausus dans les études liées à la santé. Le parti souhaite aussi le remboursement intégral de tous les soins nécéssaires, mais aussi encourager la médecine de prévention.

Concernant la fiscalité, République Souveraine veut rétablir l’impôt sur la fortune et rendre l’impôt sur le revenu plus progressif. Le parti s’oppose à l’optimisation fiscale et à la fraude fiscale, il propose par exemple de mettre en place une forte taxe de sortie en cas de transfert de la résidence fiscale à l’étranger, qui serait remboursable en cas de retour. Il souhaite aussi une peine plancher de prison ferme en cas de condamnation pour fraude fiscale. Il souhaite aussi la déchéance de la nationalité française pour les expatriés ne payant pas la différence entre leur imposition et ce qu’elle serait en France : quand on est français, on l’est pour les droits autants que pour les impôts. Evidemment, le parti souhaite aussi qu’on garantisse l’amnistie aux lanceurs d’alerte.

République Souveraine, un mouvement d’opposition

République Souveraine ce n’est pas qu’un programme, c’est aussi des actes. Bien qu’il n’ait aucun élu, ce mouvement marqué à gauche est actif aussi en dehors d’Internet puisqu’il manifeste régulièrement aux côtés des syndicats et a soutenu les gilets jaunes dès la première heure.

Djordje Kuzmanovic en Gilet jaune sur le plateau de RT France.

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À propos de l’auteur

Travailleur d'une banlieue de province, possède une licence d'histoire, adhérent à République Souveraine.

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