Le progrès, j’entends ici progrès technique, l’en avant vers l’efficience des moyens de production, c’est l’amélioration des capacités de production via des solutions techniques.

À l’heure où le progrès technique sort l’homme du processus industriel en automatisant toujours plus la production, le progrès technique devient le seul réel levier du gain de compétitivité. C’est d’autant plus évident dans une économie mondialisée où les coûts d’achats des matières premières sont fixés et harmonisées sur le marché mondial.

De cette situation où l’individu sort du système de production, donc des coûts directs de la marchandise et où le prix des matières premières est quasiment le même sur le globe, la seule compétitivité possible se joue sur son automatisation et sa rationalisation. Les gains de compétitivité sur les coûts directs tendent donc à diminuer inexorablement au profit des coûts indirects. La taille de l’État deviendra d’autant plus problématique qui fera peser sur son économie, les coûts indirects et massifs des aides sociales nécessaires pour maintenir en vie une population quasi entièrement sortie de l’emploi industriel. Les conditions écologiques et démographiques tendent également à faire stagner l’offre n’offrant plus de capacité d’espérer la sacro-sainte croissance éternelle.

Si la compétitivité ne peut se jouer que par le progrès technique et technologique, puisque les coûts directs s’harmonisent, l’offre tend à stagner. La population devient une charge pour la production nationale du fait de son inefficacité productrice par rapport à la technique, le seul intérêt que peut avoir l’Homme pour la production, c’est dans le développement du progrès techniques. Plus grande sera la masse des personnes travaillant au progrès technique, plus grands seront ses résultats, donc la compétitivité de l’État pour lequel l’individu apporte et développe son savoir.

Cet avenir impose une révolution culturelle, il nous impose de sortir du postulat anthropologique du capitalisme qui postule l’Homme comme un être de besoin et nous exhorte à reconnaître chaque être humain comme producteur, car seul l’ensemble de l’humanité à même de relever le progrès technologique par la mutualisation et le développement intensif de nos savoir techniques, culturels et artistiques, car seul l’ensemble de l’humanité à même de relever le progrès technologique par la mutualisation et le développement intensif de nos savoir techniques, culturels et artistiques.

Le travail n’est pas un marché, le salaire à vie est un droit pour le progrès social, certes, mais poussez loin de moi cette morale, le droit au salaire à vie est un devoir pour le progrès technique !

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Galvaudeur Hegelo-Marxiste - Extrême gauche dure est décomplexée

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2 commentaires

  1. Autant je suis d’accord avec le texte, autant le salaire à vie… N’a aucune chance de fonctionner.

    Ma lecture d’économie préféré : Alec Nove.

    Parce que Friot se dit faire la synthèse des communismes réelles, mais d’autres se sont vraiment demandé si l’autogestion ça marche dépassé 50 personnes et si la démocratie / le plan pour tout décider (jusqu’à la fabrication des écrous de 7 mm) c’est pas la porte ouverte à une catastrophe économique sans nom ou l’on passe plus de temps a décider quoi et comment produire qu’à le produire.

    Après c’est toujours délicats pour un communiste de rappeler que, en URSS comme en Chine, les seuls fermes capables de nourrir la population c’était pas celle avec un salaire a vie. Etrangement…

    1. Bonjour,

      Je pense qu’il y a méprise sur ce qu’est le salaire à vie, simplification volontaire car nous parlons plus précisément de l’universalisation du salaire à la qualification.

      On ne parle pas autogestion de l’outil de production. Ici le but est de sortir l’outil de production des mains du capital. L’autogestion dans le salaire à vie c’est l’autogestion des représentants des salariés qui arbitre les investissements dans le nouvel outil de production.

      Cela ne remet pas en cause la hiérarchisation du travail, sinon il n’y aurait pas différents niveaux de rémunération en revanche cela remets en cause la gestion du personnel en assujettissant plus le salarié au marché du travail.

      Pour approfondir la mise en œuvre du salaire à vie : https://www.youtube.com/watch?v=nqsaGymmzHg&t=2993s

      Concernant le rappel sur l’URSS et la Chine, le communisme postule un jeu dialectique entre l’infrastructure et la superstructure, vu l’état proche du féodalisme de l’infrastructure et de la superstructure Chinoise et Russe au moment de leur rencontre avec la théorie marxiste et l’inertie historiques de ces concepts, je ne peux que réfuter l’argument de comparaison avec les démocraties occidentales industrialisées, bien qu’on puisse se poser aujourd’hui la question de l’état d’industrialisation notamment de la France. Ces pays avaient à relever un défi industriel qui est loin du sujet traité ici.

      Pour approfondir : Jacques Ellul, Les successeurs de Marx.

      Je ne connais pas Alec Nove et j’y remédierai rapidement, merci en tout cas de ce conseil.

      Si vous souhaitez échanger plus sur le sujet, mes DM twitter sont ouverts.

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